Psychanalyse                                                                                 Rue Paradis, 13006 Marseille

Le moment où se déclenche l'action d'aller rencontrer un psychanalyste contient ses raisons manifestes mais aussi ses raisons voilées. Souvent, l'idée, puis le désir ont germé au préalable. Il a été lu ou entendu, de près voire très près ou de loin voire très loin, tels ou tels récits, discours théoriques, expériences à propos de la psychanalyse qui ont résonné. Il se peut aussi que le futur analysant n'ignore pas certaines de ses difficultés récurrentes, la répétition de certaines souffrances, évitements, passages à l'acte etc. , que l'intuition de l'action d'éléments inconscients ait déjà été perçue et qu'un désir d'analyse se prépare depuis un certain temps. Jusqu'au point où il ne peut plus être question de continuer à se sentir étrangement aliéné à une angoisse que l'on sait être de l'ordre de l'intime.  Il arrive également que ce soit un moment de la vie des plus douloureux, lourd  du sentiment qu'il n'y a plus rien, personne, aucune solution, pour sortir d'une souffrance intolérable, qui soit précurseur de la première rencontre avec un analyste. Et autour, l'infini des possibles écritures de symptômes. Bref, les points de départs sont aussi nombreux et singuliers que le sont les analysants.

Il n'est absolument pas nécessaire pour démarrer un travail analytique d'avoir un savoir "universitaire" ou théorique psychanalytique. Mais il est préférable de ne pas ignorer la règle fondamentale suivante avant de faire cette démarche.

 

- La règle fondamentale de l'association libre.

Il est demandé à l'analysant de ne rien rejeter de ce qui lui vient à l'esprit, et donc de parler le plus librement possible. Dans ce sens, la cure est aussi une période au cours de laquelle les souvenirs de rêves et leurs mises en récit sont fortement encouragés. En effet, le rêve, comme l'association libre qui s'y associe favorisent la levée du refoulement. C'est pourquoi Freud disait du rêve qu'il était non seulement le gardien du sommeil, mais également "la voix royale vers l'inconscient".

Cette règle simple permet avec le dispositif analytique divan-fauteuil de favoriser par le biais du transfert les émergences successives de désirs inconscients. L'enseignement de Lacan explicite bien qu'en parlant le sujet ne sait pas ce qu'il dit, c'est précisément ce que l'expérience d'une psychanalyse révèle à l'analysant. L'association libre, la parole, la dite "talking cure" le met en lien avec les manifestations d'un inconscient "structuré comme un langage", une sorte de déchiffrage plus ou moins désordonné opère, défrichant des contenus refoulés, et les différents noms des symptômes changent peu à peu de trace et de son. 

L'analysant expérimentant qu'il ne sait pas ce qu'il dit, se met sur le divan à s'entendre de mieux en mieux... Une cure est en cours.

Psychanalyste Marseille 13006
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