Mon parcours

Après des études de psychologie clinique et un master II de philosophie à l’Université de Provence Aix-Marseille, je me suis installée à Paris pour y poursuivre un Master II recherche de psychopathologie clinique et psychanalyse au sein de l'université Paris VII Diderot. Le titre de mon premier mémoire, sous la direction de Jean Jacques Rassial, était “Le langage psychotique ou le corps sans organes”, il traitait principalement du rapport au langage et du rapport au corps dans les psychoses, grâce à l’étude de textes de Freud, Lacan, Deleuze et Guattari et une expérience clinique débutante en hôpital de jour pour adultes. Ce travail a notamment marqué le commencement d’un grand intérêt pour la psychothérapie institutionnelle.  Le titre de mon second mémoire, sous la direction de François Richard était: “Reconnaissances et négations dans les processus de subjectivation, mouvements de liaison-déliaison-reliaison”. Ce travail traitait des processus et mécanismes psychiques à l’œuvre selon les structures psychiques, grâce à une étude approfondie de la métapsychologie Freudienne ainsi que de séminaires de Lacan, mais aussi de textes de Green, Hegel, Aulagnier, Mc Dougall, Roussillon…
J’ai par la suite été doctorante pendant trois années au sein de L’école doctorale “Études psychanalytiques” de l’université paris VII Diderot sous la direction de Monique David Ménard. Le titre du travail que je menais était: “Processus, pulsions et créations de limites dans les productions désirantes”. Cette recherche a été interrompue sous l’effet de la mise au travail que produisait la clinique, mais également la psychanalyse personnelle dans laquelle j’étais engagée et les désirs autres qu’elle faisait émerger. C’est aujourd’hui sur le thème du féminin et notamment du rejet/de la haine du féminin et ses très diverses conséquences sur le plan individuel et collectif que mon intérêt se porte dans le domaine de la recherche.

J’ai exercé en tant que psychologue clinicienne, au sein de diverses structures institutionnelles.
J’ai notamment pratiqué plusieurs années en Centre Médico Psycho-Pédagogique où j’accueillais les parents et enfants présentant des difficultés très diversifiées, en SESSAD “troubles sévères du langage et des apprentissages”, dans divers IME auprès d’enfants et d’adolescents qui pouvaient présenter des troubles du développement, du comportement, des troubles psychotiques, autistiques ou des inhibitions intellectuelles, également dans le secteur adulte, en Foyer d’hébergement ainsi qu’en ESAT.  Ceci  en région parisienne dans un premier temps et dans les régions de Marseille et Avignon depuis 2015. J’ai le goût pour le travail en institution car la fonction du psychologue clinicien peut y être multiple. Il peut lui être possible par exemple, en corrélation aux éclairages cliniques et à sa fonction d’étayage des équipes pluridisciplinaires, de favoriser la mise au travail d’une élaboration collective sur la dynamique institutionnelle, ses limites, ses possibles, et ainsi ouvrir un espace de créativité où chacun peut s’engager dans le devenir d’un travail collectif.

L'intérêt d’une pratique en cabinet libéral est tout aussi important, puisqu’il s’agit de se trouver là dans le cadre d’un engagement clinique qui n'est pas médiatisé par une institution et son contexte. Les sujets qui s'y engagent le faisant de façon libre et décidée, la qualité du transfert y est favorisée. Cela m’est également très précieux.

 

J'ai par ailleurs été membre de jury et chargée d'enseignement pendant plusieurs années au sein de l'IRTS de Paris, institut Parmentier, où j'ai eu le plaisir de donner des cours de psychopathologie et d'accompagner des étudiants dans leurs écrits de stage en milieu professionnel.

Afin d’avoir un positionnement clinique et éthique favorable à l’exercice de ma profession, mais également à titre personnel, j’ai fait une psychanalyse approfondie. Celle-ci a été le travail le plus précieux, associé à l’étude des textes, pour cheminer dans cette profession en  étant en mesure d’affirmer une éthique personnelle et en m’autorisant la liberté de pensée nécessaire au travail qu’elle supporte. J’ai par ailleurs suivi et continue de suivre librement et studieusement des enseignements de diverses écoles de psychanalyse (Espace analytique principalement mais aussi Forums du champ lacanien, APJL, IHEP, APM, SPP…), dans les cadres de séminaires, journées d’étude, congrès, lectures de revues spécialisées, cartels ou groupes cliniques et de supervision. Cet engagement dans le travail, les lectures et le cheminement théorico-clinique est un processus qui reste inachevé et en devenir tout au long de l’exercice d’un-e clinicien-ne et d’un-e psychanalyste. Tout ceci est au service de la rencontre clinique et du travail psychique qui peut y opérer.